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Episode 4 : à l’intérieur

Irina, la petite fille que j’avais réussi à sauver a insisté pour me voir. Et comme la réunion ne semble pas commencer tout de suite, j’ai eu envie de mieux connaître celle que j’ai sauvée. Elle est désormais seule au monde, j’ai bien peur de devoir continuer à l’aider. Ses parents ont dû être broyés par l’émeute sanglante. Comment lui expliquer qu’elle devra vivre sans eux ? Je prends dans mes bras ce petit bout’chou dont les yeux inquiets sont cachés par des cheveux d’or bouclés. Je lui souffle qu’à partir de maintenant, elle habitera avec moi. Cela me fait une drôle d’impression d’avoir dit cette phrase. Suis-je en train de changer ? Qu’est devenu ce loup solitaire meurtri ? Irina, ma nouvelle petite fille - j’ai encore du mal à l’écrire -, passe ses doigts sur mes cheveux et dit « J’adore tes mèches ». Il est vrai que je n’ai rien du look militaire. Mes cheveux noirs de jais un peu longs se sont depuis peu teintés des quelques lignes blanches. Ce petit moment d’affection m’a fait le plus grand bien. Est-ce cela le bonheur des enfants ? Denska, le commandant me rappelle que notre réunion doit commencer.

Le chef d’état-major enfin réuni, je m’assois à droite de Denska qui préside l’assemblée. A sa gauche, Rotaza, le chef des pilotes montre des signes d’impatience. Nous avons vieilli, mais visiblement, toujours d’attaque quand il s’agit de faire décoller ce vaisseau. Je suis le premier entrer dans le vif du sujet.

̶ Comment tout cela a-t-il pu arriver ?

Mon ton n’est visiblement pas aussi neutre que j’espérais. Une grande souffrance semble brûler les prochains mots. « Marsha, Ell...éa... Elles se sont sacrifiées pour nous protéger tous. On ne devait plus craindre aucune menace. "

« ̶ Ce n’est peut-être pas le moment de parler du passé... » coupe le commandant Denska.

Je ne suis pas convaincu que ma question appartient totalement au passé. Mais en pareille circonstance, je sais différer mes interrogations.

« ̶ Rotaza, le Chef pilote a préparé le plan de vol », poursuit le Commandant dans un ton ferme pour aiguiser les esprits. « D’ici là, je compte sur toi pour organiser notre sécurité. »

Effectivement Chef... Comme d’habitude, tu ne consultes pas mon avis. Je suis certes doué pour exécuter les ordres,... conséquence d’une origine modeste ? Oh, c’est sûrement mon erreur aussi. J’ai enfilé l’uniforme comme une seconde peau alors que cela fait une éternité que ma nièce trouve que j’ai un look de clochard. Cet uniforme dont j’ai oublié jusqu’à la couleur et qui soudain fait jaillir ce gris anthracite à nouveau en moi.

« ̶ OK, Ysal’en n’est pas ici ? »

Ysal’en est la belle mère de ma nièce. Denska l’avait épousé à la mort de sa femme dans la Première Guerre. Marsha sa femme était l’assistante d’Elléa, notre médecin biologiste. Ces deux femmes vénérées aujourd’hui comme des déesses avaient apporté la paix grâce aux leurs travaux, mais grâce aussi à leur sacrifice. Nous étions des immigrés d’une terre, devenue stérile à cause de la surexploitation et nous sommes venus trouver refuge ici. Une planète en tout point identique à la nôtre, exceptée qu’elle portait en elle une grave maladie. Grâce à notre science, nous avons pu stopper la guerre, et nous avons guéri le peuple autochtone. Nous avons subi de lourdes pertes, d’inconsolables actes de courage. Nous aurions pu abandonner la lutte et choisir une autre planète, mais celle-ci ressemblait tant à la nôtre.

L’étreinte du passé m’enserre la poitrine, mon souffle se ralentit. Je sors soudain de ma léthargie quand j’entends un hurlement féroce venir du côté de du chef pilote. Rotaza, les crocs saillants, se jette sur le commandant. Ma main se saisit vite du couteau magnétique des forces spéciales, et en un clignement de paupière j’ai rivé une des mains de Rotaza sur la table. Prisonné le chef des pilotes grogne des menaces bruyantes, mais ne peut atteindre notre Commandant. J’éloigne immédiatement notre chef et ordonne à Léna d’assurer sa protection avec quelques hommes. Il faut maintenant finir le travail sinon ce cher Rotaza risque de causer notre perte. Malheureusement, ses trois subordonnés se mettent en travers de mon chemin.

« ̶ Crétins, vous ne voyez pas qu’il est contaminé ? »

Peine perdue, ma phrase semble s’écraser sur la citadelle de leur fidélité sans borne. Je reste un moment admiratif de ces gars dont les valeurs sont dignes de respect.

Les hommes de Rotaza essaient en vain de le maîtriser. La lutte les amène près de la baie vitrée et contre toute attente dans un mouvement désordonné ils basculent tous les quatre par une vitre ouverte. Pendant leur longue chute vers le sol, ils tentent toujours de mener leur chef à la raison. Nous venons encore de perdre des camarades, je n’en peux plus de voir mes compagnons disparaitre un à un. Je les connaissais tous, il est temps que je sache ce qui est arrivé à cette planète ! Il est temps que Mon cher Commandant me donne une explication.

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Commentaires

2 Messages

  1. Episode 4 : à l’intérieur

    Là, on entre dans le huis-clos, type "The thing" de Carpenter.
    quelques corrections, vite fait :
    "le premier à entrer dans le vif..."
    "Passer la main dans les cheveux" pas "sur", à moins que ce soit voulu
    "Pas aussi neutre que je l’espérais..."
    "que ma question appartienne..."
    "sur un ton ferme..."
    "grâce à leurs travaux..."
    Je ne comprends pas l’expression :
    "d’inconsolables actes de courage"
    un "de" à enlever dans "du côté de du chef..."
    "admiratif devant ces gars..." on est toujours admiratifs "devant" pas "de" : c’est l’expression qui le veut.

    En tous les cas, ton style s’affine, il devient plus léger, c’est un progrès.
    J’attends la suite, alors au boulot, fissa !

    par Ahmed | 22 novembre 2009, 21:40
  2. Episode 4 : à l’intérieur

    J’ai assez peu lu ces dernières années, du coup, j’ai intégré, ou désappris moins d’expression. :-) merci de ces corrections.

    | 24 novembre 2009, 22:33

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