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Un peu plus à l’intérieur

Un avion qui n’atterrit jamais...

Un avion qui n’atterrit jamais...

Cela fait plusieurs heures que l’avion a décollé... je commence à m’ennuyer. Je me décide à ouvrir mon netbook pour regarder un des nombreux films que j’avais préparé pour le voyage. Je n’ai pas remarqué, mais depuis un moment, derrière moi, une passagère n’arrête pas de regarder par-dessus mon épaule. Je me demande ce qu’elle veut. Visiblement elle a envie d’engager la conversation, et visiblement, je semble l’intéresser au plus haut point. Je suis plus dérangé qu’autre chose, en effet, j’allais démarrer mon film, et un film c’est sacré chez moi. En d’autres circonstances, j’aurais été flatté, même si apparemment, elle ne fait pas partie de mon type de femme. Pourtant, elle est plutôt jolie et souriante. Je me suis promis de ne pas l’écarter pour des préjugés culturels, mais pour le moment, il faut que j’appuie sur la touche de lecture. Y a urgence ! Manifestement, elle ne veut pas me laisser entamer mon film ! Un passager m’interpelle. C’est quelqu’un que j’ai déjà croisé en France, dans une soirée. Diantre (!), ce voyage réserve plein de surprises. Vous pouvez vous promener dans une grande ville comme Paris et ne jamais croiser quelqu’un, mais il suffit de prendre l’avion et patatras vous tombez sur quelqu’un dont vous n’avez pas forcément envie de voir en telle circonstance ! Et cette personne vous rappelle de plus que vous lui avez promis de lui enregistrer un film. Drôle d’endroit de me demander cela. Pour clore cette conversation, je lui demande s’il a un disque dur sur lui pour lui enregistrer sur le champ le film promis. Une chance pour lui, il me tend le disque. Ah la technologie moderne, on peut se promener avec des Go de données dans sa poche. Je maugrée dans mon coin, il va falloir lui enregistrer ce film et discuter avec la passagère en même temps, elle a décidé de ne pas me lâcher. C’est ainsi que je suis arrivé à destination sans avoir vu le temps passer.

Je me promène déjà dans les rues de Paris. Ah, comme la réalité revient vite à la surface. Mon voyage à l’étranger s’efface rapidement à chaque enjambée sur les pavées de la capitale. Je croise les gens et sens le parfum de la vieille pierre. Ma promenade dure un moment et puis j’ai eu envie de rentrer au bercail.

J’ai du mal à me souvenir de la rue à prendre, j’ai dû marcher sans m’en rendre compte et mes pas m’ont mené loin, et là, pas de station de métro en vue. J’ai une étrange impression, les visages des gens autour de moi me semblent bien fermés. J’ai dû passer plus de temps à l’étranger qu’il n’y paraît, je me sens un peu perdu ici et maintenant. Soudain, quelque chose traverse mon esprit, un peu comme si un énorme souvenir refait surface avec violence, vous savez ces affreuses prises de conscience « Oh, merde, j’ai oublié de fermer le gaz en partant ». Pourtant, il ne s’agit pas de gaz, mais je suis persuadé que je n’ai pas quitté cet avion, et qu’il n’a pas atterri. J’ai probablement dû m’assoupir et rêver que je suis rentré. Pourtant difficile de me réveiller. Les gens autour de moi semblent me montrer quelque chose. En effet, certains me disent qu’il faut que je monte plus haut. Je vois des ruelles qui y mènent. Ce n’est pas la direction de Montmartre, mais quelque chose qui y ressemble. Je m’engage doucement dans cette voie. Alentour, les gens rient et dansent, j’ai l’impression qu’ils sont heureux. Mais d’un bonheur passager, comme s’ils veulent profiter uniquement que de l’instant, de peur de disparaître ensuite. Je reconnais certains visages, j’ai dû les croiser un jour dans ma vie... on s’attache tellement à des ombres.

Plus haut, je vois des immeubles délabrés, en ruine, à croire que personne n’y habite. Non, je me trompe, il y a bien des habitants. Ce sont des Asiatiques, peut-être des Thaïlandais, mais je ne peux pas en jurer. Certains ont une dizaine de petits points noirs à la place des yeux et ces points tournent comme une nuée de mouches. J’ai trouvé cela naturel et absolument pas repoussant. En effet, ils sont plutôt accueillants et m’indiquent le chemin. Je dois gravir encore plus de marches. L’un d’entre eux me dit que tout en haut, il y a Dieu. Avec lui, je pourrais avoir la possibilité de retourner dans cet avion et sortir de mon rêve. Je parviens à une salle d’attente, une secrétaire - une blonde typique avec sa chemise blanche - tapote sur son clavier. Je lui dis que je veux voir Dieu. Elle me demande si j’ai rendez-vous, car il est extrêmement occupé. Je ne sais pas pourquoi je mets à m’énerver, probablement d’avoir fait tout ce chemin et d’être traité de la sorte. Et le fait d’être bloqué ici avec l’attitude effacée de cette secrétaire me met en rogne plus que je ne souhaite, je veux juste retrouver mon siège d’avion et reprendre le cours normal des choses. Je me décide à franchir toutefois la porte. J’entends les vociférations du cerbère blond « Malheureux, que faites-vous ! » Je referme déjà la porte dernière moi.

J’ai l’impression d’être dans un jardin. Il y a une barrière blanche en bois qui encadre un immense espace blanc. Quelques plantes vertes ici et là et des fleurs. Tout est très joli, le sol est blanc, cotonneux. J’ai l’impression de marcher sur des nuages. En avion, je me suis toujours imaginé en train de gambader sur ces nuages et d’imaginer l’effet que cela peut me donner. Maintenant je suis dessus, et en effet, l’estomac me remonte à la gorge. Toutefois, je me sens bien ici, je décide malgré tout d’avancer, il me faut trouver Dieu pour qu’il me réexpédie en bas. Soudain je me fais bousculer par un homme très pressé. L’homme habillé d’une toge blanche, me lance "Désolé, je suis pressé". Il court à perdre haleine en tenant dans ses bras ce que j’identifie comme un éclair. Avec un sourire en banane il se jette sur le sol cotonneux et disparaît. Il s’ensuit une grosse détonation. D’autres, de même acabit me disent de dégager le chemin. "Poussez-vous, c’est l’heure de l’orage". Et ils se jettent tous en riant sur le sol en de gros éclats de rire et de lumières ! A cet endroit, les nuages s’assombrissent.

Je cours après l’un d’eux : "Dites-moi où trouver Dieu, il faut que je rentre !"

L’homme à l’éclair : "Vous voyez bien que je n’ai pas le temps, profitez de l’endroit, IL va venir !"

« Non, non », lui dis-je en le tenant fermement. Il avait l’air étonné de cette violente empoignade, il n’est sûrement pas habitué.

À ce moment-là, une musique me tire du sommeil, je ne suis pas dans l’avion, mais bien dans mon lit, un dimanche matin.

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