On dit souvent que la compassion et l’amour c’est finalement la même chose, et que la compassion est le mot « religieux » de l’amour. Aujourd’hui, j’ai été frappé par la compassion (?) car je l’avais vu étendu là. Sans vie. C’était irréel. IL semblait beaucoup plus en vie que de son vivant. Et je dois avouer qu’ils ont fait du bon travail.
J’avais presque l’impression qu’IL pouvait ouvrir les yeux et sortir une question « banale » dont il a le secret. Il n’en demeure qu’IL resta silencieux, droit dans sa veste des meilleurs jours, coiffé au gel à la dernière mode. Là, les maquilleurs (appelons-les comme ça) ont fait un peu de zèle. On le sait bien, dans de grandes occasions, IL a toujours gominé ses cheveux. Et c’était certainement la dernière et la plus grande occasion de sa vie...
Je pensais être indifférent, les gens disent souvent, « on ne sait pas ce que tu ressens »... Ici, ce n’est pas l’indifférence. Non. Ce n’est pas le cas, et qu’effectivement, j’aurais souhaité qu’il bougea et bougea encore pendant quelque temps. IL voulait absolument vivre. Vivre envers et contre tous.
Je lui ai pardonné, tout s’est évanoui...
J’ai éprouvé une réelle Compassion...

Tu lui rend un bel hommage en ayant écris ce beau texte. Une grande pensée pour toi, bises.
Je lis ce mot avec un an de retard.
Certains n’ont effectivement pas besoin de parler pour montrer ce qu’ils ressentent, mais toi tu as besoin d’écrire, de le dessiner, de le chanter (j’oublie le « photographier »).
PS : Compassion = sourffrir avec —> c’est ça l’amour ?
Chacun trouve son expression en fonction de sa sensibilité... en revanche je ne connaît aucun être étanche capable de le rester éternellement.