
Les années passent,
Un mur infranchissable se crée.
Un mur qui protége de tout :
du pire comme du meilleur
Un mur qui garde en vie,
Un mur qui donne à cette vie sa couleur grise.
Dehors il fait parfois orage,
parfois soleil, mais surtout,
La vie avance de sa polychromie...
Puis une fleur naît,
près de la porte d’entrée
elle darde le monde,
je regarde ma main,
cette main qui ne fait plus mine de tourner une poignée de porte...
Déjà, ces jambes qui ne savent pas marcher,
se mettent à courir à la rencontre de cette rivale du soleil...
A peine le pas de la porte franchi,
Mon cœur se met à tambouriner,
mais le son tourne vite à vide,
je m’effondre sur le sol,
Une main sur la poitrine,
l’autre cherchant une lumière qui ne brille plus
Mes yeux se referment,
la douleur trop forte
me fait regagner mon antre.
Gris cède la place à Rouge.

L’automne avec ses couleurs et sa froideur est bien propice à la poésie nostalgique, qui mêle commencement et fin d’un autre temps.... dans une atmosphère rendue chaleureuse par ses tons ocres et rouges, mais froide par les arbres dont l’habit disparait, fânant parmi les fleurs...
Le mur peut paraître haut, mais on trouve toujours quelqu’un pour nous envoyer une corde
Comme dans les contes, on aimerait bien qu’un génie nous envoie une corde... mais ici on n’est dans un conte moderne... On sait que la corde va se faire désirée.