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	<title>Eric Nguyen, Responsable Web</title>
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		<title>&#201;pisode 5 : l'Envol</title>
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		<dc:creator>&#201;ric NGUYEN</dc:creator>

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		<description>Les derniers &#233;v&#232;nements me sont remont&#233;s rapidement &#224; la t&#234;te, cela fait trop de choses &#224; la fois. J'ai l'impression d'&#234;tre dans un ces fameux cauchemar que rien ne peut arr&#234;ter. La goutte d'eau a d&#233;bord&#233; le vase trop petit, je me dirige d'un pas vif vers les quartiers du commandant. En entrant, j'aper&#231;ois Ysal'en. La belle Ysal'en, princesse de ce monde. &lt;br /&gt;&#822; R..otaza est mort. &lt;br /&gt;Ces mots qui sortent avec difficult&#233; &#233;taient pourtant voulus. En effet, Rotaza mort accompagn&#233; de ses lieutenants signifie qu'on (...)


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les derniers &#233;v&#232;nements me sont remont&#233;s rapidement &#224; la t&#234;te, cela fait trop de choses &#224; la fois. J'ai l'impression d'&#234;tre dans un ces fameux cauchemar que rien ne peut arr&#234;ter. La goutte d'eau a d&#233;bord&#233; le vase trop petit, je me dirige d'un pas vif vers les quartiers du commandant. En entrant, j'aper&#231;ois Ysal'en. La belle Ysal'en, princesse de ce monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#822; R..otaza est mort.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces mots qui sortent avec difficult&#233; &#233;taient pourtant voulus. En effet, Rotaza mort accompagn&#233; de ses lieutenants signifie qu'on ne pourra pas partir tout de suite &#224; moins d'un miracle. Je ne remarque pas tout de suite qu'il y a eu un malaise avant que j'arrive. Comment cela peut-il en &#234;tre autrement, j'&#233;tais en train de g&#233;rer un autre probl&#232;me. Le commandant a d&#251; se disputer avec sa ch&#232;re et tendre ... Princesse. Je cherche L&#233;na des yeux pour m'enqu&#233;rir de la situation. Elle me fait un signe discret. Vous savez un de ces vieux signes que vous avez enseign&#233; &#224; vos &#233;l&#232;ves, un signe &#224; ne faire qu'en de rares occasions. Apparemment l'occasion s'est faite larron. Ysal'en ne fait pas mentir notre code militaire, elle vient d'ouvrir un sas o&#249; trois fous furieux aux dents ac&#233;r&#233;es viennent d'appara&#238;tre. Denska se liqu&#233;fie. D&#233;cid&#233;ment quand il s'agit de commander une bataille sur son tableau de bord, il n'a pas son pareil, mais en situation de combat rapproch&#233;, on ne peut pas dire qu'il soit d'un grand secours. J'ai toujours ma lame magn&#233;tique sur moi, et L&#233;na vient de d&#233;gainer la sienne. &#192; nous deux, avec ces armes, les assaillants ne font pas le poids. L&#233;na a pris de l'&#226;ge, ce n'est plus la gamine fra&#238;chement d&#233;barqu&#233;e &#224; l'&#233;cole militaire et qui me regardait avec ses grands yeux admiratifs. C'est avec un certain orgueil non cach&#233; qu'elle s'approprie &#224; elle toute seule deux des trois monstres. Une fois notre besogne finie, nous nous dirigeons vers le Commandant. &#192; genou devant sa femme, il semble avoir perdu toute raison. Pourtant, elle, malgr&#233; sa bave aux l&#232;vres et les dents saillantes, elle affiche une certaine intelligence dans les yeux. Je n'avais jamais vu cette forme d'Ysal'en. Elle &#233;tait encore enfant quand la guerre s'est termin&#233;e. Elle n'a presque pas connu les temps o&#249; le virus macabre r&#233;gnait sur cette terre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#822; Ch&#233;rie, bredouille le commandant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#822; Silence, siffle-t-elle. Nous avons enfin r&#233;ussi &#224; contrer le virus que vous nous avez inocul&#233; en arrivant ici. Vous nous avez transform&#233;s &#224; votre image. Maintenant il est temps que vous soyez comme nous !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je n'avais jamais pens&#233; que ce peuple, sous cette forme, pouvait parler. Personne n'a cherch&#233; &#224; savoir non plus. Nous &#233;tions s&#251;rs de notre bon droit. Nous avons &#171; humanis&#233; &#187; ce peuple. Quelle connerie ! Pourtant &#224; l'heure actuelle, les regrets doivent &#234;tre laiss&#233; sur le c&#244;t&#233;. Une seule morsure de la &#171; belle &#187; Ysal'en, et c'en est fini du Commandant. Je deviendrais alors Commandant ! Cette id&#233;e m'effraie plus que tout, elle me force &#224; me jeter avec acharnement sur Ysal'en. Et il a fallu plusieurs tentatives de techniques de contention pour en arriver &#224; bout. Les arts martiaux, &#224; l'&#233;poque du pistolet &#224; plasma, c'est finalement toujours utile ! Je fais signe des yeux &#224; L&#233;na, celle-ci s'ex&#233;cute imm&#233;diatement. Elle ouvre le sas qui m&#232;ne vers le pont ext&#233;rieur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#822; Non, hurle le Commandant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sur le terrain, il devrait savoir qu'il n'a pas autorit&#233; sur moi. D'un grand mouvement de bras, je balance Ysal'en par-dessus bord. Les cris de mon ami commandant l'accompagnent dans sa chute. Elle ne tombe pas tr&#232;s loin par chance. Elle n'&#233;tait m&#234;me pas bless&#233;e. J'ai d&#251; perdre la main en vieillissant. Ysal'en, elle par contre, n'a pas perdu de sa voix. Elle vocif&#232;re des menaces &#171; terrifiantes. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ferme le sas, et m'assois sur le sol, la t&#234;te entre les mains. L&#233;na me regarde, mais mes yeux se perdent dans le vide du ciel. Doit-on quitter cette terre ? De toute fa&#231;on, nous sommes devenus ind&#233;sirables ici. Notre vieille terre reste invivable pour au moins 1000 ans. L&#233;na s'assoit &#224; c&#244;t&#233;, ne sachant pas comment me consoler. Sa pr&#233;sence, sa bienveillance, n'arrive pas &#224; dissiper mes angoisses... Et puis d'abord, depuis quand est-elle devenue une femme ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, il faut se lever. Les autres comptes sur nous. Le commandant et moi les avions men&#233;s jusqu'ici. Nous devons les amener ailleurs maintenant. C'est peu dire si nous sommes fatigu&#233;s. Ce commandant qui justement regarde par le hublot sa bien-aim&#233;e... Je vais me passer de lui pendant un moment. Il faut que j'ouvre les archives du vaisseau et enseigner aux jeunes tout le savoir terrien. Nous devons quitter cette plan&#232;te co&#251;te que co&#251;te. Quel g&#226;chis... ... Et toi Ell&#233;a ? Es-tu en paix l&#224; o&#249; tu es ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Fin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Je n'ai aucune pr&#233;tention artistique dans ces textes, si ce n'est la petite volont&#233; vous distraire. Cette nouvelle de S.F. est issue d'une r&#234;ve &#233;tonnamment dense que j'ai eu il y a plus d'un mois. Toutes les sc&#232;nes principales sont &#171; authentiques &#187;... reste que j'ai d&#251; br&#244;der un ou deux personnages (une ou deux situations) notamment celle de la petite fille qui passe ses mains dans les cheveux du &#171; h&#233;ros &#187;, &#231;a m'est arriv&#233; chez le coiffeur. Quand R.E Howard disait qu'il &#233;crivait sous la dict&#233;e d'une quelconque puissance, avec cette exp&#233;rience onirique, j'aurais tendance &#224; le croire. J'esp&#232;re que vous avez eu du plaisir &#224; me lire. D&#233;sol&#233; pour ceux &#224; qui j'ai fait subir ce texte malgr&#233; eux. Voil&#224;, &#231;a fait 10 ans que je n'ai pas pondu une histoire aussi longue. La boucle est boucl&#233;e.&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Episode 4 : &#224; l'int&#233;rieur</title>
		<link>http://www.ericnguyen.net/Episode-4-a-l-interieur.html</link>
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		<dc:creator>&#201;ric NGUYEN</dc:creator>

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		<description>Irina, la petite fille que j'avais r&#233;ussi &#224; sauver a insist&#233; pour me voir. Et comme la r&#233;union ne semble pas commencer tout de suite, j'ai eu envie de mieux conna&#238;tre celle que j'ai sauv&#233;e. Elle est d&#233;sormais seule au monde, j'ai bien peur de devoir continuer &#224; l'aider. Ses parents ont d&#251; &#234;tre broy&#233;s par l'&#233;meute sanglante. Comment lui expliquer qu'elle devra vivre sans eux ? Je prends dans mes bras ce petit bout'chou dont les yeux inquiets sont cach&#233;s par des cheveux d'or boucl&#233;s. Je lui souffle qu'&#224; (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Irina, la petite fille que j'avais r&#233;ussi &#224; sauver a insist&#233; pour me voir. Et comme la r&#233;union ne semble pas commencer tout de suite, j'ai eu envie de mieux conna&#238;tre celle que j'ai sauv&#233;e. Elle est d&#233;sormais seule au monde, j'ai bien peur de devoir continuer &#224; l'aider. Ses parents ont d&#251; &#234;tre broy&#233;s par l'&#233;meute sanglante. Comment lui expliquer qu'elle devra vivre sans eux ? Je prends dans mes bras ce petit bout'chou dont les yeux inquiets sont cach&#233;s par des cheveux d'or boucl&#233;s. Je lui souffle qu'&#224; partir de maintenant, elle habitera avec moi. Cela me fait une dr&#244;le d'impression d'avoir dit cette phrase. Suis-je en train de changer ? Qu'est devenu ce loup solitaire meurtri ? Irina, ma nouvelle petite fille - j'ai encore du mal &#224; l'&#233;crire -, passe ses doigts sur mes cheveux et dit &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;J'adore tes m&#232;ches&lt;/i&gt; &#187;. Il est vrai que je n'ai rien du look militaire. Mes cheveux noirs de jais un peu longs se sont depuis peu teint&#233;s des quelques lignes blanches. Ce petit moment d'affection m'a fait le plus grand bien. Est-ce cela le bonheur des enfants ? Denska, le commandant me rappelle que notre r&#233;union doit commencer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le chef d'&#233;tat-major enfin r&#233;uni, je m'assois &#224; droite de Denska qui pr&#233;side l'assembl&#233;e. A sa gauche, Rotaza, le chef des pilotes montre des signes d'impatience. Nous avons vieilli, mais visiblement, toujours d'attaque quand il s'agit de faire d&#233;coller ce vaisseau. Je suis le premier entrer dans le vif du sujet.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#822; Comment tout cela a-t-il pu arriver ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mon ton n'est visiblement pas aussi neutre que j'esp&#233;rais. Une grande souffrance semble br&#251;ler les prochains mots. &#171; Marsha, Ell...&#233;a... Elles se sont sacrifi&#233;es pour nous prot&#233;ger tous. On ne devait plus craindre aucune menace. &quot;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#822; Ce n'est peut-&#234;tre pas le moment de parler du pass&#233;... &#187; coupe le commandant Denska.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne suis pas convaincu que ma question appartient totalement au pass&#233;. Mais en pareille circonstance, je sais diff&#233;rer mes interrogations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#822; Rotaza, le Chef pilote a pr&#233;par&#233; le plan de vol &#187;, poursuit le Commandant dans un ton ferme pour aiguiser les esprits. &#171; D'ici l&#224;, je compte sur toi pour organiser notre s&#233;curit&#233;. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Effectivement Chef... Comme d'habitude, tu ne consultes pas mon avis. Je suis certes dou&#233; pour ex&#233;cuter les ordres,... cons&#233;quence d'une origine modeste ? Oh, c'est s&#251;rement mon erreur aussi. J'ai enfil&#233; l'uniforme comme une seconde peau alors que cela fait une &#233;ternit&#233; que ma ni&#232;ce trouve que j'ai un look de clochard. Cet uniforme dont j'ai oubli&#233; jusqu'&#224; la couleur et qui soudain fait jaillir ce gris anthracite &#224; nouveau en moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#822; OK, Ysal'en n'est pas ici ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ysal'en est la belle m&#232;re de ma ni&#232;ce. Denska l'avait &#233;pous&#233; &#224; la mort de sa femme dans la Premi&#232;re Guerre. Marsha sa femme &#233;tait l'assistante d'Ell&#233;a, notre m&#233;decin biologiste. Ces deux femmes v&#233;n&#233;r&#233;es aujourd'hui comme des d&#233;esses avaient apport&#233; la paix gr&#226;ce aux leurs travaux, mais gr&#226;ce aussi &#224; leur sacrifice. Nous &#233;tions des immigr&#233;s d'une terre, devenue st&#233;rile &#224; cause de la surexploitation et nous sommes venus trouver refuge ici. Une plan&#232;te en tout point identique &#224; la n&#244;tre, except&#233;e qu'elle portait en elle une grave maladie. Gr&#226;ce &#224; notre science, nous avons pu stopper la guerre, et nous avons gu&#233;ri le peuple autochtone. Nous avons subi de lourdes pertes, d'inconsolables actes de courage. Nous aurions pu abandonner la lutte et choisir une autre plan&#232;te, mais celle-ci ressemblait tant &#224; la n&#244;tre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;treinte du pass&#233; m'enserre la poitrine, mon souffle se ralentit. Je sors soudain de ma l&#233;thargie quand j'entends un hurlement f&#233;roce venir du c&#244;t&#233; de du chef pilote. Rotaza, les crocs saillants, se jette sur le commandant. Ma main se saisit vite du couteau magn&#233;tique des forces sp&#233;ciales, et en un clignement de paupi&#232;re j'ai riv&#233; une des mains de Rotaza sur la table. Prisonn&#233; le chef des pilotes grogne des menaces bruyantes, mais ne peut atteindre notre Commandant. J'&#233;loigne imm&#233;diatement notre chef et ordonne &#224; L&#233;na d'assurer sa protection avec quelques hommes. Il faut maintenant finir le travail sinon ce cher Rotaza risque de causer notre perte. Malheureusement, ses trois subordonn&#233;s se mettent en travers de mon chemin.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#822; Cr&#233;tins, vous ne voyez pas qu'il est contamin&#233; ? &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peine perdue, ma phrase semble s'&#233;craser sur la citadelle de leur fid&#233;lit&#233; sans borne. Je reste un moment admiratif de ces gars dont les valeurs sont dignes de respect.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les hommes de Rotaza essaient en vain de le ma&#238;triser. La lutte les am&#232;ne pr&#232;s de la baie vitr&#233;e et contre toute attente dans un mouvement d&#233;sordonn&#233; ils basculent tous les quatre par une vitre ouverte. Pendant leur longue chute vers le sol, ils tentent toujours de mener leur chef &#224; la raison. Nous venons encore de perdre des camarades, je n'en peux plus de voir mes compagnons disparaitre un &#224; un. Je les connaissais tous, il est temps que je sache ce qui est arriv&#233; &#224; cette plan&#232;te ! Il est temps que Mon cher Commandant me donne une explication.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Episode 3 : l'Escalade</title>
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		<dc:creator>&#201;ric NGUYEN</dc:creator>

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		<description>Ma ni&#232;ce reste anxieuse, elle sait qu'on n'&#233;chappera pas &#233;ternellement &#224; nos &#171; zombies &#187; comme elle les surnomme. Je la rassure tout de suite, il existe un abri. On doit se diriger vers la station. &#171; Quelle station ? &#187; me demande-t-elle avec un grand &#233;tonnement. Depuis un moment, elle me fait remarquer que nous nous dirigeons vers le centre de la ville, et qu'&#224; son humble avis, nous devrions plut&#244;t partir dans l'autre sens ! Elle n'a pas tort, plus nous nous approchons du c&#339;ur de la ville et plus le (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ma ni&#232;ce reste anxieuse, elle sait qu'on n'&#233;chappera pas &#233;ternellement &#224; nos &#171; zombies &#187; comme elle les surnomme. Je la rassure tout de suite, il existe un abri. On doit se diriger vers la station. &#171; Quelle station ? &#187; me demande-t-elle avec un grand &#233;tonnement. Depuis un moment, elle me fait remarquer que nous nous dirigeons vers le centre de la ville, et qu'&#224; son humble avis, nous devrions plut&#244;t partir dans l'autre sens ! Elle n'a pas tort, plus nous nous approchons du c&#339;ur de la ville et plus le nombre &#171; pr&#233;dateurs &#187; est grand. En effet, elle n'est pas n&#233;e d'ici, elle ne peut savoir que la grande Tour qui abrite notre mus&#233;e n'est pas un b&#226;timent comme les autres. Autrefois, en cas de guerre, cet &#233;difice servait de lieu de refuge par excellence. Il est grand temps de nous presser.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; mesure que nous nous approchons de la Tour, nous voyons que d'autres ont eu la m&#234;me id&#233;e. Des rescap&#233;s, compagnons d'infortune ! Et l&#224;, enfin, se dressant devant nous, la grande Tour ! C'est la premi&#232;re fois que ma ni&#232;ce d&#233;couvre cette Tour de cette fa&#231;on. Et ce qu'elle voit commence &#224; la fasciner. Le b&#226;timent semble s'&#233;brouer et sortir de terre, avec des lumi&#232;res qui clignotent de toute part. Les survivants s'engouffrent dans la porte principale prot&#233;g&#233;e par des soldats lourdement arm&#233;s et qui n'h&#233;sitent pas &#224; ouvrir le feu sur les &#171; zombies &#187;. Des montagnes de cadavres jonchent le sol, on ne fait pas de quartier. Arriv&#233;e &#224; hauteur de la porte d'entr&#233;e, plusieurs soldats nous encerclent rapidement et auscultent avec soin notre &#233;tat. Visiblement, nous ne faisons pas parti de l'ennemi. &#171; Capitaine, appelle une voix &#187;. Ma ni&#232;ce va de surprise en surprise quand elle me voit sortir de la voiture &#224; l'appel du soldat. &#171; Repos vieilles canailles ! &#187; braille-je dans une voix enrou&#233;e. J'ai perdu la voix... Cette nuit-l&#224;, l'oncle d&#233;prim&#233; qui travaille dans la boite de son p&#232;re comme Designer semble grandir tout &#224; coup &#224; ses yeux. Elle cherche encore le tonton courb&#233; par une triste vie et qui &#233;tait insatiable en histoires acadabrantes&#8230; Pourtant, je n'ai pas chang&#233;, je n'ai pas grandi non plus. J'ai toujours cette taille moyenne et parmi ces soldats, je n'en d&#233;passe aucun.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ils n'ont pas baiss&#233; pour autant leurs armes. &#171; Nous sommes d&#233;sol&#233;s mon Capitaine, nous devons v&#233;rifier que vous &#234;tes sains. Vous devez passer par la Cellule m&#233;dicale. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je ne pense pas que ce vieux loup soit contamin&#233;, il suffit de regarder ses yeux&#8230; on dirait qu'il a rajeuni cette nuit&#8230; &#187; Cela vient d'une voie tr&#232;s famili&#232;re que je n'ai pas entendue depuis longtemps, tr&#232;s longtemps. L&#233;na... Elle a surv&#233;cu aussi apparemment. Mon sourire se crispe.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous devons nous presser Capitaine, le Commandant a ordonn&#233; le d&#233;collage, il s'entretient actuellement avec l'&#233;quipe de bord et le chef pilote. Nous ne savons pas si vous aviez surv&#233;cu, c'&#233;tait si soudain&#8230; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s l'inspection assidue de l'&#233;quipe m&#233;dicale, nous avons la permission de rencontrer mon Patron et ami dans une tr&#232;s grande salle. Une gigantesque table ovale se tient son sein. Thiena, ma ni&#232;ce se jette imm&#233;diatement dans les bras de son p&#232;re. Elle ne remarque pas tout de suite son uniforme. Elle se d&#233;gage vite et le bombarde de questions. Il ne prend pas la peine de lui r&#233;pondre, mais se contente de me sourire. Un sourire de circonstance, sourire complice que je sais rendre. C'est mon Commandant, et je suis son Second. L'heure n'est pas aux retrouvailles ni aux palabres futiles, je m'assieds vite et nous abordons sans tarder la question du jour : quitter rapidement cette plan&#232;te ! Ma ni&#232;ce, qui s'est bien d&#233;brouill&#233;e jusqu'&#224; maintenant, reste sans voix. Pourtant, pour arriver jusqu'ici, nous avons tant lutt&#233;, nous avons repouss&#233; tant d'agresseurs cannibales, nous avons grimp&#233; toujours plus haut dans la cit&#233;... et visiblement, nous avons fait que circuler &#224; l'ext&#233;rieur d'un immense vaisseau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Episode 2 : la course... poursuite</title>
		<link>http://www.ericnguyen.net/Episode-2-la-course-poursuite.html</link>
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		<dc:creator>&#201;ric NGUYEN</dc:creator>

<category domain="http://www.ericnguyen.net/-Errance-.html">Errance</category>


		<description>J'en suis arriv&#233; &#224; une certitude, si je ne brise pas imm&#233;diatement le cercle qui est en train de se former, je servirai de garde mang&#233; &#224; ces fous furieux. Je n'ai pas non plus de doute sur la folie pr&#233;sum&#233;e de ces mines d'horreur. Ce n'est plus une poign&#233;e d'individus, mais bien des dizaines qui affluent. Leur nombre semble cro&#238;tre ind&#233;finiment. Je me mis &#224; courir. J'esquive de justesse un premier assaut sanguinaire. Lou&#233; soit mon corps qui semble r&#233;agir de fa&#231;on synchrone &#224; mes ordres. Je n'en attends (...)

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&lt;a href="http://www.ericnguyen.net/-Errance-.html" rel="directory"&gt;Errance&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;J'en suis arriv&#233; &#224; une certitude, si je ne brise pas imm&#233;diatement le cercle qui est en train de se former, je servirai de garde mang&#233; &#224; ces fous furieux. Je n'ai pas non plus de doute sur la folie pr&#233;sum&#233;e de ces mines d'horreur. Ce n'est plus une poign&#233;e d'individus, mais bien des dizaines qui affluent. Leur nombre semble cro&#238;tre ind&#233;finiment. Je me mis &#224; courir. J'esquive de justesse un premier assaut sanguinaire. Lou&#233; soit mon corps qui semble r&#233;agir de fa&#231;on synchrone &#224; mes ordres. Je n'en attends pas autant. Il faut avouer que cela fait une &#233;ternit&#233; que je n'ai pas pratiqu&#233; un sport. N'en parlons pas de ma pratique ant&#233;diluvienne des arts martiaux. Pourtant, tout fonctionne encore, avec beaucoup de maladresses cependant. Avec les poumons en feu d'avoir trop &#224; respirer &#224; nouveau, je brise le nouveau cercle qui vient de se former. Au d&#233;but, c'est avec les pieds que je d&#233;gage mon chemin. Mais je dois vite improviser une arme en ramassant une barre de fer qui se trouve sur le chemin. Je comprends qu'il faut absolument que j'&#233;vite une seule morsure. En m'extirpant de la meute &#224; grand renfort de coups comme on le fait avec un coupe-coupe dans la jungle. Un travail besogneux &#224; la limite de la hargne. La voie d&#233;gag&#233;e, je m'appr&#234;te &#224; piquer le &#171; sprint &#187; de ma vie quand j'entends un cri venant du c&#244;t&#233; droit. Parmi les grognements immondes, un hurlement de petite fille se fait entendre. Comment cette gamine s'est retrouv&#233;e l&#224; ? Je me maudis de poser une question absurde en pareille circonstance. C'est en hurlant &#224; mon tour comme un poss&#233;d&#233; que je me lance au secours de la fillette balayant tout sur mon passage. Il n'y a pas &#224; dire, un cri de guerre, &#231;a rend toujours service ! Au bout d'un effort surhumain, je r&#233;ussis &#224; arracher le bras de la gamine et &#224; la tirer de la meute assoiff&#233;e de sang. Vu la fa&#231;on je lui tire sur le bras, je m'&#233;tonnerai pas qu'elle puisse avoir des bleus le lendemain. Pour l'heure, il s'agit de survivre ! J'irais plus vite en la portant...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Je ne sais plus combien de temps j'ai couru avec la petite fille dans les bras. Je n'ai m&#234;me pas eu le temps de regarder de quoi elle a l'air. Je ne sais m&#234;me pas si elle est bless&#233;e ou pas. En tout cas, elle semble vivante et &#171; humaine &#187;. Comment j'ai pu aller aussi loin jusqu'&#224; maintenant ? Les poursuivants sont toujours &#224; dix m&#232;tres derri&#232;re. Pourtant, mon thorax commence &#224; me faire mal. Ma respiration doit &#234;tre aussi bruyante que celle d'un buffle. En temps normal, je me serais effondr&#233; en pestant &#171; je suis fatigu&#233;... &#187;. Pourtant, je dois continuer. Ma prot&#233;g&#233;e doit s&#251;rement avoir peur si elle pr&#234;te attention &#224; mes battements de c&#339;ur qui semblent vouloir s'emballer de plus en plus. Je suis &#224; la limite de la rupture physique. Parfois, j'ai l'impression d'avoir mon c&#339;ur sur ma tempe droite, je sens le tambourinement fr&#233;n&#233;tique de mes art&#232;res.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; bout de force, je tr&#233;buche sur un pav&#233; et je m'&#233;croule au sol avec mon colis. Nos agresseurs en profitent pour pour se jeter sur nous. Cette fois-ci, j'ai l'impression que l'heure est venue de vous dire &#171; au revoir &#187; ou &#171; adieu &#187;. Je repousse avec une conviction &#233;teinte les premi&#232;res tentatives de morsures tout en jetant la petite derri&#232;re moi. Le nombre finit par me noyer quand toute cette masse de m&#226;choires dent&#233;e se projette violemment par-dessus mon &#233;paule. Je comprends rapidement qu'on vient &#224; mon secours. C'est ma ni&#232;ce et elle manie dr&#244;lement bien le volant gr&#226;ce aux vieilles le&#231;ons de son tonton ! En moins de trois battements de c&#339;urs, je m'embarque en poussant la gamine au fond, elle semble indemne. La voiture transporte d&#233;j&#224; quelques rescap&#233;s. Nous allons devoir nous serrer et lutter ensemble si nous voulons survivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Episode 1 : la marche</title>
		<link>http://www.ericnguyen.net/Episode-1-la-marche.html</link>
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		<dc:date>2009-10-29T00:13:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>&#201;ric NGUYEN</dc:creator>

<category domain="http://www.ericnguyen.net/-Errance-.html">Errance</category>


		<description>Aussi loin que je me souvienne je n'ai pas d'attirance particuli&#232;re pour ce pays. Ni avec sa population d'ailleurs. Je ne me sens pas bien ici. J'aimerais rentrer chez moi. Petit &#224; petit, un point d'interrogation se forme. Il finit par m'envelopper de ses courbes pour mieux me perdre. Sempiternelle question : rentrer oui, mais o&#249; ?... Le meilleur moyen de le savoir est peut-&#234;tre de se mettre en chemin ? Mes pas me conduisent &#224; travers cette ville mal &#233;clair&#233;e. J'ai l'impression que tout le budget (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aussi loin que je me souvienne je n'ai pas d'attirance particuli&#232;re pour ce pays. Ni avec sa population d'ailleurs. Je ne me sens pas bien ici. J'aimerais rentrer chez moi. Petit &#224; petit, un point d'interrogation se forme. Il finit par m'envelopper de ses courbes pour mieux me perdre. Sempiternelle question : rentrer oui, mais o&#249; ?... &lt;br/&gt;
Le meilleur moyen de le savoir est peut-&#234;tre de se mettre en chemin ? Mes pas me conduisent &#224; travers cette ville mal &#233;clair&#233;e. J'ai l'impression que tout le budget du maire &#233;tait allou&#233; dans ses soir&#233;es mondaines et que peu d'argent tombe ici. Une voiture passe pr&#232;s de moi, et s'arr&#234;te. Une voix reconnaissable m'interpelle. Il s'agit de ma ni&#232;ce Thiena, elle semble &#234;tre partie pour une soir&#233;e mouvement&#233;e dont les jeunes ont le secret. Dans sa voiture, ses copines me jettent un regard curieux et lass&#233;. Visiblement, elles ne comprennent pas pourquoi Thiena veut me raccompagner. Cela contrarie quelque peu leur plan. J'ai toujours eu une affection particuli&#232;re pour Thiena. Je lui explique que je souhaite marcher un peu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Marcher pour me vider l'esprit... et peut-&#234;tre parvenir &#224; la fin de la courbe du point d'interrogation. Je ne sais m&#234;me pas pourquoi je d&#233;teste tant ce pays. Peut-&#234;tre parce que je sens si seul ? Rentrer &#224; mon appartement en parcourant de grandes distances peut sembler saugrenu pour pas mal de gens &#224; l'&#233;poque o&#249; les moyens de transport abondent. En passant devant quelques ruelles plong&#233;es dans la p&#233;nombre, je distingue quelques passants qui s'agitent nerveusement. Je devrais contourner ces &#171; ivrognes &#187;, cela ne pr&#233;sage rien de bon. En changeant de trottoir, je me m'aper&#231;ois que j'ai d&#233;clench&#233; un vif int&#233;r&#234;t de ces passants. Tous semblent se retourner vers moi. Ils commencent &#224; se rapprocher &#233;trangement de tout c&#244;t&#233;. Je suis fortement surpris et ne comprends pas cet int&#233;r&#234;t soudain pour ma personne. Je jette un rapide coup d'oeil derri&#232;re moi, peut-&#234;tre qu'un accident vient de se produire ? Mais ce que je vois me glace imm&#233;diatement le sang. Ces gens avaient le visage tir&#233;, les yeux exorbit&#233;s, la bouche ensanglant&#233;e... Visiblement, d'apr&#232;s leurs v&#234;tement macul&#233;s de rouge et d&#233;chir&#233;s de part en part, ces individus viennent de se battre et ce n'&#233;tait pas du pugilat. En outre, ils ont utilis&#233; leur arme la plus naturelle, la m&#226;choire. Chacun d'eux porte des traces de morsure. Il leur manquait de la chair par endroits. Un horrible frisson me parcourt l'&#233;chine, j'ai des poils qui se h&#233;rissent derri&#232;re la nuque... Je suis tomb&#233; dans un quartier dont les habitants ont des pratiques cannibales ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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